Equipe Triage déchets
Est venu alors le moment de réaliser un produit tout-vinyl, c.à.d. ayant un support lui aussi à base de PVC. Cette sous-couche était réalisée avec des matières vierges : c.à.d. PVC 2e choix +plastifiants, stabilisants, couleurs et de la baryte comme charge. Peu après la baryte était abandonnée et remplacée par de la craie.
On tendait à réaliser la sous-couche d’une teinte s' harmonisant avec la couleur globale du dessin ; p.ex. dessin rouge avec s.c. rougeâtre ; jaune avec s.c. tendant vers le jaune etc. Pour diminuer le prix de revient de la s.c., on a commencé à utiliser des déchets (découpes, rognures etc.) des produits PVC de haute qualité. Ces déchets cités, il y en avait en abondance en Europe et notamment en Allemagne, étaient rassemblés à Anvers par la firme Leysen qui les commercialisait. Souvent ces déchets étaient livrés dans des sacs en papier (récupération de l’utilisation de PVC vierge) avant de passer à des ballots. Ces déchets étaient tout mélangés au point de vue couleurs.
– Alors est entré en action l’équipe « Triage Déchets », surtout composée de mains féminines
Après un transport pénible avec des moyens rudimentaires (charrettes, caisses en bois, etc.) vers l’étage supérieur du Bâtiment Combis, les femmes ont trié les déchets d’après les couleurs primaires : -rouge– bleu – jaune, ainsi que –vert– transparent, et - tout venant. Le labo prélevait des échantillons des différentes couleurs pour établir une formule (recette) pour la production de la s.c à la calandre. Pour arriver à une certaine teinte la formule s’énonçait p.ex. :
″ jaunes 5kg
″ transparents 21kg
+plastifiant + stabilisants + charge + couleur rouge molybdène etc.
Les déchets triés remis dans des sacs en papier vides par les femmes, étaient transportés par des hommes vers la proximité des mélangeurs internes « Kneter ».
Il va sans dire qu’aucun des différents mélanges n’avait la même teinte, arrivant au premier des trois mélangeurs externes. L’opérateur du premier mélangeur essayait de « mélanger » les charges venant du transporteur.
Après un certain temps, la tâche des trieuses de déchets était rendu un peu moins pénible par l’installation d’une déchiqueteuse « Condux » et manipulée par un homme très actif, Back Léon.
Note : La signification « Déchets PVC » est généralement sous-estimée et donne une impression de moindre valeur. Mais en comparaison avec d’autres déchets, ceux en PVC sont relativement précieux.
Exemple des années 1960 : 1 kg de mitrailles (vieux fer) valait environ 1 Fr.B / kg mais1 kg déchets PVC environ 8 Fr.B / kg
José Lemaire

Bravo José, bonne mémoire.
RépondreSupprimerPuis-je ajouter que le premier travail d'Edouard Weisgerber à son entrée à Eurofloor a été de faire la sélection pour "standardiser" les teintes de sous-couches dans le nombre quasi infini existant à cette époque.
A ma grande stupeur (ou peur tout court) il avait terminé le travail en une semaine avec, je crois 14 couleurs y compris la fameuse sous couche 14 pour les parquets.
Cela n'a jamais posé de problème.